Culture

La bibitte et la fourmi

Publié le 10 décembre 2020 par DBG
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Une fable Québécoise...

Un grand merci à Daniel, fidèle de l'Epicerie Québécoise, pour cette revisite de la célèbre fable !

La bibitte ayant touné tout l'été

Se trouva à manger d'la misère

Quand tomba des peaux de lièvres

Et que la sloche fut venue.

Pas un petit plat de bines

Ni poutine, ni sous-marin.

Ayant la falle basse,

Elle alla brailler famine et faire la guignolée

Chez la dépanneuse Québécoise sa voisine,

La priant de la baquer pour toffer la run

Quelques morceaux de pain brun ou d'la tire d'érable

Jusqu'à la saison nouvelle.

Je vous tipperai pour vrai, lui dit-elle,

Au plus sacrant, avant l'août, foi de bibitte

Vous aurez foin et bidou,

Intérêts pis principal.

La fourmi qui est séraphin gratte-cenne

N'aime pas passer pour une valise,

Ni se faire crosser. C'est là son moindre défaut.

Que faisiez-vous au temps chaud,

Dit-elle à cette quêteuse.

Nuit et jour à tout venant, j'me payais la traite,

Je pelletais les nuages et lâchais mon fou

Ne vous déplaise.

Arrête de m'achaler, j'ai déjà vu neiger

Tabarnak, vous vous pogniez le cul

Et faisiez la greluche, j'en suis bien aise !

Et bien ast'heure bouges tes foufounes, crisse ton camp et décalisse.